Bruce Lee

Élève de Ip Man en wing chun puis créateur du jeet kune do, Bruce Lee (1940-1973) a fait connaître le film de kung-fu dans le monde entier avec quatre films tournés pour Golden Harvest entre 1971 et 1973. Acteur, réalisateur et chorégraphe de ses combats, il reste la référence du combat à l'écran.

Biographie

Enfant acteur à Hong Kong

Bruce Lee naît le 27 novembre 1940 à San Francisco sous le nom de Lee Jun-fan et grandit à Hong Kong. Fils d'un acteur de l'opéra cantonais, il apparaît bébé dans Golden Gate Girl (1941), puis tourne une vingtaine de films enfant et adolescent sous le nom de scène Lee Siu-lung, « petit dragon ». Son premier rôle principal arrive en 1950 avec The Kid, adapté d'une bande dessinée. The Orphan (1960) clôt cette première carrière, juste avant son départ pour les États-Unis.

Formation martiale

Au milieu des années 1950, il entre à l'école de wing chun de Ip Man, où il s'entraîne aussi avec William Cheung et Wong Shun-leung. Il touche également à la boxe anglaise : en 1958, il remporte le tournoi de boxe des écoles de Hong Kong en battant en finale le tenant du titre, Gary Elms. L'année suivante, il s'installe à Seattle. Il y donne ses premiers cours de kung-fu, notamment au judoka Jesse Glover et à Taky Kimura, ouvre le Lee Jun Fan Gung Fu Institute et s'inscrit à l'université de Washington en 1961. Une deuxième école suit à Oakland avec James Yimm Lee, puis une troisième à Los Angeles.

En 1964, invité par Ed Parker aux Long Beach International Karate Championships, il fait une démonstration remarquée : pompes sur deux doigts et coup de poing à un pouce (« one-inch punch »). Il y critique aussi les styles classiques qu'il juge figés. En 1967, il donne un nom à sa méthode : le jeet kune do, « la voie du poing qui intercepte ». Le principe consiste à garder ce qui fonctionne en combat réel, quelle qu'en soit l'origine (wing chun, boxe, escrime, lutte), et à rejeter le reste. Parmi ses élèves à Los Angeles figurent Dan Inosanto, Kareem Abdul-Jabbar, Steve McQueen et James Coburn. Ses notes, publiées en 1975 sous le titre Tao of Jeet Kune Do, restent un ouvrage de référence pour les pratiquants.

Carrière au cinéma

La démonstration de Long Beach lui vaut une audition chez le producteur William Dozier. Il joue Kato dans la série The Green Hornet (26 épisodes, 1966-1967), puis enchaîne les seconds rôles, dont celui de Winslow Wong dans La Valse des truands (1969), où il réduit en miettes le bureau du détective à coups de pied. Hollywood ne lui confie pas de premier rôle. En 1971, il signe avec Golden Harvest, le studio hongkongais de Raymond Chow.

Big Boss (1971), réalisé par Lo Wei, bat les records de recettes à Hong Kong. La Fureur de vaincre (1972), où il incarne Chen Zhen, élève de Huo Yuanjia qui affronte une école japonaise de Shanghai, fait encore mieux. Pour La Fureur du dragon (1972), il écrit, réalise et produit avec sa société Concord, et tourne au Colisée de Rome son duel face à Chuck Norris. Opération Dragon (1973), première coproduction entre Warner Bros., Concord et Golden Harvest, sort en août 1973, un mois après sa mort à Hong Kong, le 20 juillet, à 32 ans. Les combats filmés en 1972 pour Le Jeu de la mort, dont l'ascension d'une pagode en combinaison jaune face à Kareem Abdul-Jabbar, Dan Inosanto et Ji Han-jae, sont repris dans le film achevé par Robert Clouse et sorti en 1978.

Style et héritage

Ses combats tranchent avec le cinéma de sabre tourné en studio : frappes courtes et rapides, coups de pied hauts, jeu de jambes emprunté à la boxe, cris aigus, plans assez larges pour montrer qu'il exécute lui-même chaque technique. Il conçoit la plupart de ses chorégraphies et impose le nunchaku, qu'il manie dans La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon et Opération Dragon.

Ses films déclenchent la vague du film de kung-fu en Occident au milieu des années 1970 et remplissent les salles d'arts martiaux. Le jeet kune do est toujours enseigné, en particulier par la filière de Dan Inosanto. En 2004, Dana White, président de l'UFC, l'a présenté comme le père des arts martiaux mixtes, pour son refus des styles fermés. Le magazine Time l'a classé parmi les 100 personnalités les plus importantes du XXe siècle, et une statue lui rend hommage sur l'Avenue des stars de Hong Kong. Jackie Chan, cascadeur sur La Fureur de vaincre et Opération Dragon, a fait ses débuts dans son sillage.

Au cinéma 1 film de l’annuaire

Filmographie

AnnéeLe filmMétier
1978Le Jeu de la mortBilly Lo
1973Opération DragonLee
1972La Fureur de vaincreChen Zhen
1972La Fureur du dragonTang Lung (aussi réalisateur et scénariste)
1971Big BossCheng Chao-an
1969La Valse des truandsWinslow Wong
1960The OrphanSam
1957The ThunderstormChow Chung
1956The Wise Guys Who Fool Around
1955An Orphan's Tragedy
1953A Mother's Tears
1953Blame it on Father
1953In the Face of Demolition
1953The Guiding Light
1951Infancy
1950The KidKid Cheung
1949Sai See in the Dream
1948Wealth is Like a Dream
1946The Birth of Mankind
1941Golden Gate Girlbébé

Fiche rédigée par notre agent de veille à partir des sources citées.

Partager