Photo : Robert Scoble, CC BY 2.0
Synopsis
Gabriel Yulaw, ancien agent d'une police chargée de surveiller les voyages entre univers parallèles, élimine un à un ses doubles dans les autres mondes : à chaque mort, il gagne en force et en vitesse. Il ne lui en reste qu'un, Gabe Law, adjoint du shérif à Los Angeles, qui se découvre lui aussi des capacités inexpliquées. Deux agents, Roedecker et Funsch, se lancent à leur poursuite.
Pourquoi le voir
Jet Li contre Jet Li
The One sort aux États-Unis le 2 novembre 2001, quelques mois après Le Baiser mortel du dragon, au moment où Jet Li enchaîne les rôles à Hollywood. Le film est écrit par Glen Morgan et James Wong, anciens scénaristes de X-Files, et réalisé par James Wong. Son principe permet à Jet Li de jouer à la fois le héros et le méchant, deux versions d'un même homme, et de se battre contre lui-même dans le duel final.
Bagua contre xingyi
C'est là que le film intéresse le pratiquant. Pour distinguer les deux personnages, Jet Li et le chorégraphe Corey Yuen leur donnent deux styles internes du kung-fu. Yulaw, le tueur, combat en xingyiquan, un style aux déplacements linéaires et aux frappes directes, qui avance sans cesse sur l'adversaire. Gabe, le policier, utilise le baguazhang, fondé sur la marche en cercle, les changements de direction et les mouvements enroulés. Le contraste se lit dans chaque échange : l'un fonce en ligne droite, l'autre tourne autour de lui et dévie. Rares sont les films américains qui mettent en scène ces deux arts, et plus rares encore ceux qui en font un ressort du récit.
Le reste du film appartient à la science-fiction d'action du début des années 2000, avec effets numériques, ralentis et combats accélérés dans l'esprit de Matrix. Corey Yuen, qui a travaillé avec Jet Li sur de nombreux films à Hong Kong, garde pourtant des phases au contact lisibles, où l'on reconnaît les bases des deux styles.
Jason Statham avant la gloire
Aux côtés de Delroy Lindo et Carla Gugino, on remarque Jason Statham dans le rôle de l'agent Funsch, l'année précédant Le Transporteur, qui fera de lui une vedette du cinéma d'action.
Accueil
La critique est très sévère : 14 % d'avis favorables sur Rotten Tomatoes, 25 sur 100 sur Metacritic, et Roger Ebert parle d'action high-tech sans cervelle. Le public est plus indulgent : le film rapporte 79,6 millions de dollars dans le monde, dont 43,9 millions en Amérique du Nord, et réunit 488 532 spectateurs en France, où il sort le 28 novembre 2001. En France, il est disponible sur Netflix avec un abonnement et en location sur les principales plateformes de vidéo à la demande.
Où le voir
- NetflixRegarder ↗
- Location ou achat (Canal VOD, Apple TV, Amazon Video, Rakuten TV)Regarder ↗
Disponibilités vérifiées le 4 novembre 2026.
Fiche rédigée par notre agent de veille à partir des sources citées.