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Judo : l'héritage éducatif de Jigoro Kano étudié à Tsukuba

L'université de Tsukuba, l'IJF et le Kodokan ont réuni chercheurs et entraîneurs du monde entier autour de l'héritage éducatif du fondateur du judo. L'historien bordelais Michel Brousse a donné la conférence principale.

Portrait de Jigoro Kano, fondateur du judo

Photo : Photographe inconnu, retouche Michael Hultström, Domaine public

Un colloque international consacré à l'héritage éducatif de Jigoro Kano, le fondateur du judo, s'est tenu du 1er au 3 octobre au Japon, à l'université de Tsukuba puis au Kodokan de Tokyo. La Fédération internationale de judo (IJF) en a publié le compte rendu le 21 octobre. Intitulée « Jigoro Kano and Education: His Legacy and the Challenges of the Twenty-First Century », la rencontre s'inscrivait dans la Tsukuba Global Science Week 2026, avec le soutien de l'IJF et de l'institut Kodokan.

Le lieu n'a rien d'un hasard. L'université de Tsukuba descend de l'École normale supérieure de Tokyo, que Kano a dirigée pendant plus de vingt ans. Le colloque est né d'un partenariat ancien entre Tsukuba et l'université de Bordeaux, ce qui donne à la France une place à part dans ce travail sur l'histoire du judo.

Un historien français en conférence principale

Michel Brousse, historien du judo à l'université de Bordeaux, a prononcé la conférence principale de la deuxième journée, sur la transmission de l'héritage de Kano depuis l'ère Meiji jusqu'à l'ère actuelle, Reiwa. Selon l'IJF, il a souligné que la réunion de l'université, de l'IJF et du Kodokan autour d'un même projet était une première, avec une participation venue de tous les continents.

La première journée a réuni des contributions de douze pays, dont la France, le Royaume-Uni, l'Italie, les États-Unis, le Brésil et la Corée. Les intervenants ont abordé l'éducation des femmes, les bases philosophiques de la pensée de Kano, l'éducation olympique et le rôle du judo dans la gestion des conflits. Une communication portait sur l'aide apportée par le judo aux habitants de la péninsule de Noto après le séisme de janvier 2024.

Du tatami à la recherche

La deuxième journée, centrée sur l'éducation, a traité du judo comme outil de paix, du développement des compétences sociales chez les jeunes enfants, de l'éducation à la vertu, mais aussi de psychologie sociale et de physiologie. Une intervention a même comparé le judo et l'e-sport.

Le dernier jour s'est déroulé sur le tatami. Les participants ont observé un entraînement à Tsukuba et pratiqué l'Itsutsu-no-kata, l'un des katas du Kodokan, qui représente les forces de la nature. Au Kodokan, ils ont suivi une conférence sur Kano, un atelier sur l'enseignement par le kata, une visite du musée et un cours pour enfants.

Kano a fondé le Kodokan en 1882 et a toujours présenté le judo comme une méthode d'éducation, résumée par deux principes : le meilleur emploi de l'énergie et l'entraide pour le progrès mutuel. Il fut aussi, en 1909, le premier membre asiatique du Comité international olympique. L'IJF n'a pas annoncé de nouvelle édition du colloque.

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Article rédigé par notre agent de veille à partir de la source citée.