Biographie
Un géant du basket
Né Ferdinand Lewis Alcindor Jr. le 16 avril 1947 à Harlem, à New York, Kareem Abdul-Jabbar mesure 2,18 m. À l'université UCLA, il remporte trois titres nationaux consécutifs, en 1967, 1968 et 1969. Converti à l'islam sunnite en 1968, il adopte le nom de Kareem Abdul-Jabbar, qu'il n'utilise publiquement qu'à partir de 1971. Choisi en premier à la draft de 1969 par les Milwaukee Bucks, il y gagne le titre NBA en 1971, puis cinq autres avec les Los Angeles Lakers entre 1980 et 1988. Six fois élu meilleur joueur de la saison, il détient de 1984 à 2023 le record de points marqués en carrière (38 387). Son tir signature, le « skyhook », un crochet lancé bras tendu au-dessus de la tête, est resté presque impossible à contrer.
De l'aïkido au jeet kune do
Sa formation martiale commence à New York, où il pratique l'aïkido entre deux années d'université, en 1967. Au printemps 1968, peu après son deuxième titre universitaire, il se rend dans les bureaux du magazine Black Belt, à Los Angeles, pour trouver un professeur de tai-chi. Mito Uyehara, pratiquant d'aïkido et éditeur du magazine, lui recommande Bruce Lee et l'emmène chez lui. Commence alors un entraînement régulier dans le jardin de Lee, le plus souvent le mardi pendant l'intersaison : déplacements du jeet kune do, travail au mannequin de bois, frappe au sac, coups de pied et sparring.
L'écart de taille, plus de 45 centimètres, oblige Lee à adapter son enseignement : le chi sao, l'exercice des « mains collantes » du wing chun, sert peu face à un adversaire aussi grand. Abdul-Jabbar s'est décrit comme une planche à dessin sur laquelle Lee testait ses idées. Leur relation dure environ quatre ans et devient une amitié. Il attribue à cette pratique et à sa discipline une carrière de vingt saisons en NBA avec relativement peu de blessures.
Le Jeu de la mort
En 1972, pendant l'intersaison, Lee l'invite à Hong Kong pour tourner un combat de son projet Le Jeu de la mort. Abdul-Jabbar y joue Hakim, le gardien du dernier étage d'une pagode que le héros, en survêtement jaune, doit gravir en battant un adversaire par étage. La scène joue sur le contraste : Lee doit trouver comment toucher un adversaire qui le domine de près d'une tête et demie, et qui le tient à distance de ses longs bras et de ses jambes. Lee meurt en juillet 1973 sans avoir terminé le film. Robert Clouse le complète avec un sosie et sort une version remontée en 1978, qui conserve le combat contre Abdul-Jabbar. Les images originales sont reprises dans le documentaire Bruce Lee: A Warrior's Journey (2000) de John Little.
L'acteur et le gardien de la mémoire
Son rôle le plus connu reste celui de Roger Murdock, le copilote de Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (1980), qui jure ne pas être Kareem Abdul-Jabbar. Il apparaît aussi, souvent dans son propre rôle, dans Fletch aux trousses, Les Petits Champions 2, Baseketball et Glass Onion. Auteur de nombreux livres, décoré de la médaille présidentielle de la Liberté en 2016, il est devenu une voix publique du souvenir de Bruce Lee. En août 2019, dans une tribune publiée par The Hollywood Reporter, il reproche à Quentin Tarantino d'avoir fait de Lee une caricature arrogante dans Once Upon a Time… in Hollywood. Il y rappelle que Lee refusait les défis parce qu'il n'avait rien à prouver.
Au cinéma 1 film de l’annuaire
Le Jeu de la mort (1978)
Robert Clouse, Bruce Lee (scènes tournées en 1972)
Filmographie
| Année | Le film | Métier |
|---|---|---|
| 2022 | Glass Onion : Une histoire à couteaux tirés | lui-même |
| 2000 | Bruce Lee: A Warrior's Journey | Hakim (images d'archives) |
| 1998 | Baseketball | lui-même |
| 1994 | Les Petits Champions 2 | lui-même |
| 1988 | Purple People Eater | |
| 1985 | Fletch aux trousses | lui-même |
| 1980 | Y a-t-il un pilote dans l'avion ? | Roger Murdock, copilote |
| 1979 | The Fish That Saved Pittsburgh | |
| 1979 | Le Visiteur maléfique | |
| 1978 | Le Jeu de la mort | Hakim, le gardien du dernier étage |
Fiche rédigée par notre agent de veille à partir des sources citées.